Le recyclage est important n’est-ce pas ? Eh bien depuis le 1er janvier 2018, la Chine interdit l’import de déchets d’origine étrangère, déchets recyclables en particulier.

Problème, la Chine était l’expert mondial du recyclage. Tous les pays lui confiaient leurs déchets.

Le 18 juillet 2017, la Chine notifiait à l’Organisation Mondiale du Commerce sa décision de renoncer à l’import de la quasi totalité des déchets, y compris  :

  •    les plastiques
  •    le papier
  •    les textiles
  •    les autres déchets solides.

Alors, on fait quoi ?

Vous l’avez deviné, on entasse, en désespérant de trouver une meilleure solution.

  •        Hong Kong voit s’accumuler à sa porte des montagnes de déchets refusés.
  •        L’Union Européenne ne peut plus détourner les yeux et doit affronter le problème.

« Tous les centres de tri sont saturés, nos stocks dépassent les limites autorisées » affirme Pascal Genevieve, président de la branche papier de Federec (Fédération Professionnelle des Entreprises du Recyclage), et directeur Recyclage chez Veolia. « Après le pic de Noël, nous avions de grandes quantités de papier sur les bras, sans moyen de les exporter. Toutes les usines d’Europe étaient saturées. »

  •        Le système de recyclage du Royaume-Uni doit être repensé en profondeur et adapté à la nouvelle donne.
  •        Le Canada ne parvient pas à respecter les nouvelles normes de tri imposées par la Chine.

Le monde dépendait jusqu’ici de la Chine pour recycler et aucun autre pays n’a à ce jour la capacité de la remplacer. Aucun.

Lorsqu’un pays n’est pas en mesure de recycler ni d’exporter ses déchets (en Chine ou ailleurs), alors ceux-ci finissent dans ses décharges. Et en bout de course dans les océans.

Pourquoi la Chine dit stop ?

Car elle a pris la mesure des conséquences du recyclage sur son territoire.

D’après CBC News: The National, l’interdiction chinoise a pour origine la diffusion de « Plastic China », un documentaire de Jiuliang Wang sur les conditions de travail des familles dans les centres de recyclage chinois.

Le documentaire, vu par des millions de chinois et devenu viral, a attiré l’attention du président Xi Jinping.

Horrifié par ce qu’il découvrait, Xi Jinping a considéré qu’il fallait suspendre toutes les importations de déchets, d’où l’interdiction formelle émise par son pays peu de temps après. Le documentaire fait depuis l’objet d’une censure sur les réseaux chinois (si vous êtes hors de Chine, cliquez ici pour le visionner).  

Malgré les bénéfices économiques que cela représente ?

Tout d’abord, les chinois ne peuvent plus traiter à la fois leurs déchets et ceux provenant de l’étranger. Ils se concentrent désormais exclusivement sur les leurs.

Ensuite, sur les millions de tonnes importées chaque année, 40% s’avéraient impropres au recyclage. En effet, les déchets doivent être triés et nettoyés pour pouvoir être recyclés, étapes souvent négligées par les pays exportateurs.

Les containers jugés impropres au recyclage étaient alors expédiés vers d’autres pays aux lois moins contraignantes. Ces pays récupéraient ce qu’ils pouvaient et envoyaient le reste à la décharge, ou dans l’océan.

Vous avez bien lu : 40% de ce que vous collectez avec minutie est au bout du compte jugé impropre au recyclage.

Un nouveau tri des containers souillés revenant trop cher, on préfère envoyer le tout à la décharge.

Si par exemple vous déposez dans le bac de tri un lot de magazines emballé dans un sac plastique, il ne sera tout simplement pas recyclé. À cause du sac en plastique. La Chine ne peut pas traiter ce type de déchets.

Alors, en raison des quantités énormes de déchets lui restant sur les bras, et de l’impact désastreux du processus de recyclage sur ses ressources naturelles, l’eau potable par exemple, la Chine renonce à servir de poubelle au reste du monde.

Savez-vous pourquoi votre pays prend en charge la collecte des déchets mais pas le recyclage ?

Parce que le processus de recyclage est toxique et nocif pour l’environnement.

D’où sa délocalisation, en Chine par exemple.

Pour affronter le désordre engendré par sa décision, la Chine se dresse, via l’opération « Blue Sky », en gendarme du trafic de déchets.

Consciente du fait que son interdiction allait engendrer une hausse des importations illégales, la Chine a lancé l’opération « Blue Sky 2018 », dont l’objectif est de traquer jusqu’à fin 2018 le trafic de déchets étrangers sur son sol. Et hop.

Sur sa lancée vertueuse, la Chine se dote en outre d’un nouveau Ministère de l’Environnement.

 

Le trafic de déchets s’étend à d’autres pays

Ci-dessous, l’évolution de la répartition des pays importateurs de déchets plastiques en 2017 et 2018.

Par exemple, les États-Unis à eux seuls ont exporté 5 fois plus en Malaisie, 25 fois plus en Thaïlande, et presque 2 fois plus au Vietnam. Cela seulement au cours du premier trimestre 2018.

Les importations illégales commencent déjà à frapper la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam.

Vous ignoriez que les Chinois meurent de la pollution ?

Face à l’accroissement des malades, les « hôtels du cancer » se multiplient à Pékin.

Selon les derniers chiffres, il y aurait eu près de 4,3 millions de nouveaux cas de cancer en Chine en 2015, dont 730 000 cancers du poumon (dus à la pollution), soit 36% du total mondial. Le cancer est responsable d’environ un quart des décès en Chine et est devenu un fardeau énorme pour le système médical du pays.

Ces « hôtels du cancer », indépendants du système de santé, ne fournissent pas de soins infirmiers mais rapprochent les patients des services médicaux et des experts, et leur offrent un lieu pour cuisiner et échanger avec d’autres patients.

Malgré leur nom, il ne s’agit pas de vrais hôtels, mais d’unités meublées situées dans des blocs résidentiels à proximité de centres médicaux, facturant à peine 40 yuans (5,00 €) la nuit. Et bien que leur activité soit à la limite de la légalité, les médecins leur adressent régulièrement des patients et les médias étatiques font leur éloge.

Entre « hôtels du cancer » et accaparement des ressources de la mer de Chine méridionale

En raison de la pollution, la pêche en mer de Chine méridionale n’est plus possible à moins de 130 km des côtes.

Au fait, à qui appartiennent les océans et les mers?

Vous ne le savez peut-être pas mais la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS de 1982) stipule qu’un pays peut revendiquer une zone s’étendant à 12 milles marins de sa côte comme sa propre mer territoriale.

De plus, un pays peut exploiter 200 milles marins au-delà de ses côtes en tant que zone économique exclusive.

Il en va de même pour les 200 premiers milles du fond marin, le plateau continental. Les ressources qui s’y trouvent peuvent être exploitées par ce seul pays.

Mais la majorité des océans n’appartient à personne, ou plutôt à tout le monde.

Zone maritime revendiquée par la Chine (comparée aux zones maritimes revendiquées par les pays voisins respectant la réglementation)

Même chose plus en détail :

La Chine a dû étendre sa zone de pêche à 800 milles au-delà des côtes en raison de l’épuisement des ressources halieutiques. Cela alimente les tensions territoriales, déjà vives dans la région en raison de conflits autour du pétrole et d’autres ressources. N’oublions pas qu’il y a des milliards d’individus à nourrir !

Comment la communauté politique internationale réagit-elle à l’interdiction chinoise ?

Même face à cette catastrophe, et conscients du fait que les déchets s’accumulent dans les ports sans nulle part où aller, on entend encore ce genre des choses :

« Theresa May s’est engagée à éliminer les déchets évitables d’ici 25 ans… »

Le problème est d’autant plus grave qu’il ne date pas d’hier

Il s’agit d’un véritable échec mondial, dont portent la responsabilité tous les pays qui ont cru pouvoir régler le problème en confiant le recyclage de leurs déchets à un acteur unique : la Chine.

La rétractation de la Chine révèle clairement trois choses :

  1. Le monde est accro au plastique et n’a rien prévu à long terme pour la gestion des déchets.
  2. Le processus du recyclage a un impact négatif sur l’environnement.
  3. Le recyclage n’est pas incompatible avec le déversement de plastique dans l’océan.

Des animaux et des humains meurent tous les jours pour pour que l’on puisse boire un Pelligrino ou un Coca-Cola.

Quelques initiatives vont dans le bon sens et méritent d’être citées :

  • Bruxelles part en guerre contre les déchets plastiques. Il a fallu la décision de la Chine pour que le déclic se produise. L’UE veut également sévir contre les microplastiques – de minuscules morceaux de plastique de moins de 5 mm. Bruxelles envisage d’interdire les ajouts de microplastiques dans les cosmétiques, les savons et les peintures. Des recherches vont également être menées sur les microplastiques non intentionnels présents dans d’autres produits, tels que les pneus en caoutchouc.
  • La France est le premier pays à interdire assiettes et couverts en plastique.
  • Le Kenya a mis en place l’interdiction de sacs en plastique la plus stricte au monde : quatre ans d’emprisonnement ou 40 000 dollars d’amende pour les contrevenants. Utiliser des sacs en plastique devient illégal, mais les cibles prioritaires sont les fabricants et vendeurs de plastique. Le résultat? Désolé pour ceux qui y verraient une atteinte aux droits de l’homme – ça marche. Et ça marche bien (voir cet article).
  • Le Royaume-Uni s’intéresse au système norvégien de recyclage des bouteilles plastique (bouteilles consignées).
  • Le Royaume-Uni interdit les pailles en plastique et demande au Canada d’en faire autant.
  • L’IEC (Illinois Environmental Council) de Chicago s’apprête à ouvrir une enquête pour établir clairement l’efficacité (ou inefficacité ?) du recyclace.
  • Le mouvement DIRTT de Chicago lance #StopSucking. « Agir pour un océan sans paille ».
  • Au Royaume-Uni, une enquête est en cours pour fraude et corruption dans l’industrie du recyclage des plastiques.
  • En Australie, l’industrie du recyclage à Victoria et en Nouvelle-Galles du Sud est dans l’impasse suite à la décision de la Chine. Certaines communes sont contraintes d’envoyer leurs déchets recyclables à la décharge. En juin 2018, une enquête du Sénat sur la crise du recyclage préconise la mise en place d’un système national de consigne sur les emballages.

Des pays à court de déchets à recycler ?

C’est difficile à imaginer, mais la Suède est si performante en matière de recyclage qu’elle importe depuis plusieurs années des ordures en provenance d’autres pays pour entretenir ses installations de recyclage.

Moins de 1% des déchets ménagers suédois ont été envoyés dans une décharge entre 2011 et 2017.

Qu’est-ce qui dissuade les pays d’appliquer des mesures appropriées ?

Premièrement, les entreprises affirment qu’elles recyclent.

Alors que, dans le cas des déchets électroniques par exemple, elles se contentent de les vendre à l’étranger, sans aucune garantie qu’ils seront recyclés.  

Choquant : une grande part du recyclage des déchets électroniques est un simulacre

Des traqueurs GPS invisibles ont révélé que, sous couvert de recyclage, des déchets toxiques américains sont impunément exportés vers des pays en développement.

L’étude montre que 40% des opérations de recyclages de déchets électroniques en provenance des États-Unis sont de vulgaires simulacres. Les déchets sont en réalité expédiés en gros vers des décharges à Hong Kong, en Chine et dans des pays en développement d’Afrique et d’Asie.

Deuxièmement, la mise en œuvre d’un recyclage écologique à l’échelle locale nécessite d’immenses capitaux et investissements. Ici encore, la Chine a une longueur d’avance :

Essayant de lutter contre la pollution, la Chine est désormais le plus grand émetteur d’ « obligations vertes » au monde.

Depuis 2016, le titre de champion du financement vert ne va plus aux États-Unis ni à la France, mais à la Chine. Et pour cause, plus grand émetteur de carbone au monde, la Chine a besoin d’environ 2 000 milliards de yuans (255 milliards d’euros) par an pour réduire sa pollution, selon sa banque centrale.

Pensez-vous toujours que le plastique jetable est OK si nous le recyclons ?

On ne peut plus se contenter du « Loin des yeux, loin du cœur ».

Des plans d’action sur 25 ans pour éliminer le plastique – c’est une blague ?

Il y a du plastique dans le poisson qu’on achète en grande surface.

Il y a du plastique dans notre sel. Il y a du plastique dans nos excréments.

Combien de preuves de pollution au plastique faudra-t-il apporter avant que la société ne remette en question son modèle défaillant ?

Pire encore : les humains peuvent éviter l’ingestion de plastique par l’éducation. Les animaux, eux, sont sans défense.

Merci à la Chine, sincèrement. C’est l’appel au réveil dont le monde a besoin. Laissons ces déchets s’empiler dans les pays qui les produisent !

Dernières questions à vous poser, amis et collègues :

  • Qui est responsable de la propreté des déchets exportés pour le recyclage – l’exportateur ou l’importateur ? Votre pays n’aurait-il pas dû en premier lieu s’assurer de la « recyclabilité » des déchets ? Était-il nécessaire d’attendre que la Chine en rejette 40% dans ses décharges et mers ?
  • Si les importateurs et les exportateurs ont ignoré les faiblesses du système et sont également responsables, qui est responsable des cinq gyres de déchets dans nos océans, alors que nous avons si fortement contribué à la mauvaise gestion des décharges le long des côtes chinoises pendant 17 ans?
  • Trouvez-vous normal de payer les services d’un centre de recyclage sans savoir si les déchets seront effectivement recyclés ? Si 50-100% vont en fait à la décharge, le prix facturé ne devrait-il pas être adapté ? Dans ce cas, pourquoi vous demande-t-on de payer une taxe pour le recyclage et une autre pour la mise en décharge ?
  • À quel moment le gouvernement devrait-il annoncer que les centres de recyclage échouent ? S’agit-il d’une simple dérive ou d’un crash du système ? Les nouveaux pays importateurs doivent-ils augmenter les taux de contamination acceptables ou, comme la Chine, interdire indéfiniment l’import des déchets ? À noter que la Chine nous avait mis en garde dès 2013.
  • Pensez-vous qu’il soit logique de continuer à alimenter un système qui a déjà produit 80% des déchets océaniques de la planète ? Ne pensez-vous pas qu’un pays devrait d’abord prouver qu’il est capable de gérer 100% de ses propres déchets avant de pouvoir importer ceux des autres ?
  • Compte tenu de la quantité de déchets déjà dans les océans – 8 millions de tonnes s’y ajoutent chaque année, les pays d’Asie affairés à trier nos déchets n’auraient-ils pas intérêt à se concentrer sur la gestion de leurs propres déchets ? Quel est le rapport coût-bénéfice d’assainir les océans AUJOURD’HUI plutôt que d’empêcher leur pollution depuis 30 ans ? Quelle serait la situation aujourd’hui si nous avions arrêté les exportations plus tôt et investi dans nos propres systèmes de traitement il y a 30 ans ?
  • Pensez-vous que la collecte sélective à domicile doit être repensée, voire supprimée car responsable de la pollution ?
  • Pensez-vous que la collecte sélective soit efficace tant qu’on ne décidera pas qui de l’exportateur ou de l’importateur est responsable de la conformité des déchets aux normes ? Dans le même ordre d’idées, ne faut-il pas responsabiliser le consommateur pour qu’il trie plus consciencieusement ses déchets ?

Une alternative prometteuse : les systèmes de consigne

Et si le retour des systèmes de consigne était la solution ? Il s’avère en effet que ces systèmes engendrent une participation deux fois supérieure à la collecte à domicile, tout en garantissant des déchets propres, sans aucun tri supplémentaire, et donc avec moins de conséquences négatives pour les pays importateurs.

Le système de consigne consiste à faire adopter au consommateur un comportement vertueux : il rapporte lui-même ses déchets, en état d’être recyclés, en échange d’une contrepartie financière.

Mais arrivera-t-on à remplacer notre système de collecte à domicile par une collecte dans les commerces ou dans les points de collecte automatiques ?

Arrivera-t-on à faire cesser les dépenses exorbitantes de carburant des camions collecteurs, dont 50 à 70% des trajets seront supprimés ?

Saura-t-on convaincre le gouvernement de repenser son système de taxes pour le recyclage, à l’efficacité si discutable ?

Si l’adoption d’un système de consigne permet de solutionner le problème du tri et du nettoyage des déchets, qu’arrivera-t-il aux centres de tri actuels et à leur personnel ?

Qui pourra licencier le personnel des centres de tri lorsque les points de collecte automatisés rendront leur emploi obsolète ?

Que deviendront les centres de tri eux-mêmes, et toutes leurs machines, lorsque les points de collecte automatiques les rendront obsolètes ?

Est-il juste que les pays importateurs de déchets comme la Malaisie doivent fermer 114 centres de tri illégaux sans contrepartie du côté des exportateurs ?

Comment convaincre les pouvoirs publics de ne pas assouplir la réglementation sur les émissions liées à la combustion des déchets malgré la baisse des capacités de recyclage ?

Quelles alternatives à la combustion peut-on mettre en oeuvre pour réduire l’enfouissement des déchets ? Qu’en est-il du compostage par exemple ?

L’incinération ou la combustion des déchets est aussi nocive, voire pire que les émissions de charbon. En Chine, 1.200 personnes meurent chaque jour des suites d’un cancer lié à la combustion des déchets. Ce sont presque un demi-million de personnes qui meurent chaque année des toxines produites par la combustion des déchets.

Qu’allez-vous faire, vous, à propos de tout cela ?

Si vous pensez aussi que quelque chose doit être fait, svp partagez !

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Article traduit de l’anglais par Mathieu Perino, veuillez le contacter pour les questions en français : matperino@gmail.com

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À propos de l’auteur:

Bonjour, je suis Corinne Meier, PDG de MMG: Meier Marketing Global – Built to last et l’on me trouve généralement plongée dans l’abîme de tout ce qui touche au digital, au gouvernement, à la culture et à l’économie. Je suis convaincue que ce sont des micro changements de pensées qui conduisent à des macro changements de comportements. J’applique cette sagesse collective lorsque je conseille SMB à Fortune 500 sur la façon d’appréhender les préférences des consommateurs, en permanente évolution. Si vous préférez Twitter, suivez-moi ici.

Merci beaucoup d’avoir été sensible à mes idées et n’oubliez pas de partager les vôtres avec moi dans les commentaires ci-dessous!